Liberté individuelle. Comment la mesurer ?

ven, nov 27, 2009

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Lady Liberty at Sunset, New York, NY
Image by Grufnik via Flickr

On m’a toujours appris que ma liberté s ‘arrête là où celle d’autrui commence. Mais je n’arrive pas à trouver un ou plusieurs critères qui me permettent de mesurer le respect de cette liberté.

Sur les bords, on a les deux extrêmes :

- Les « libres à fond » qui scandent un « liberticide » à chaque changement. Pas une semaine sans que ce mot soit balancé a la tête de quiconque s’exprimant ou légiférant sur un sujet.

- Les  » marchent au pas  » . Tout acte ou situation doit se dérouler selon un protocole. Non à l’impro. Non

Alors comment mesurer la liberté individuelle pour pouvoir poser des garde fous et ne pas déborder sur ces deux extrêmes… Essayons de « fabriquer des indicateurs ».

Premier indicateur : Le législatif. En effet, aucune loi en théorie, n’est pondue si on n’en a pas besoin, donc quand des lois arrivent sur un sujet c’est que celui-ci est actif. Je suis le twitter de Nathalie_Kosciusko-Morizet, miss NTIC (pour une fois que l’on a qqn ) et donc de temps en temps, on peut voir des sujets ou propositions de loi sur le droit à l’oubli informatique.  Tiens un indicateur s’active…

Deuxième indicateur : Le commercial . Quand un sujet devient actif, il engendre autour de lui un besoin et une offre commerciale. Aujourd’hui il existe quelques boites dont le principal boulot est de s’occuper de votre e-réputation, de manière à ce que votre dernière cuite sur facebook ne vous fasse pas perdre un bout de salaire ou un poste qui va bien. Au début, je considérais se service utile pour des grosses boites ou gros patron, mais je pense que cette employée ou celui-là ne le voit plus comme ça. A quand une assurance maison avec l’option : sauvegarde de votre e-reputation 9.90€/mois. Pof un deuxième indicateur.

Troisième indicateur : Le « sens propre ». Prenons le mot dans son sens le plus strict : Liberté. Pouvons nous être sur d’être libre quand et comme on le veut . Comment le savoir ? En fait l’idée est que si je veux priver quelqu’un de liberté, pourrai-je y arriver et pourra-t’il rester libre… et je prend l’exemple de Brice Hortefeux qui déclare : Quand on s’évade de prison, on est rattrapé, certes au bout de 7 mois en moyenne, mais on est toujours repris.

Moi je le comprend comme : Si vous désirez être libre (l’évadé) et que qqn ne le veut pas (l’état) alors à l’heure actuelle c’est le « ne veut pas » qui l’emporte.

Le jour où Harvey Milk ne se fera pas tuer.

Le jour où Christopher McCandless pourra quitter le système sans en mourir 1 an après.

Je pourrais éteindre l’indicateur « sens propre ».


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